Bourgeoise respectable le jour, prêtresse de voluptés interdites la nuit, Éliante défie toutes les conventions d'un siècle agonisant... et conduit Léon aux franges de la folie. Une pépite oubliée de la littérature décadente rendue à nouveau disponible grâce à la collection " Le Domaine ".
Fantasme féministe ou obscène provocation ? Une pépite oubliée de la littérature décadente - préface de Cécile Chabaud
Léon Reille, étudiant en médecine, se consume d'un désir inexplicable pour une " sirène noire " qu'il épie dans les salons parisiens. Éliante, riche et belle veuve créole d'un officier de marine, cultive l'art de la séduction, drapée dans ses soies funèbres et impénétrables. Lorsqu'elle l'invite enfin chez elle par une nuit de pluie battante, Léon découvre un univers troublant où les sens s'égarent entre parfums orientaux et rituels étranges. Car cette femme inaccessible aux allures d'idole païenne, maîtresse de son plaisir, jouit de se passer des hommes et se joue de leurs appétits. Bourgeoise respectable le jour, prêtresse de voluptés interdites la nuit, Éliante défie toutes les conventions d'un siècle agonisant... et conduit Léon aux franges de la folie.
Paru en 1900, alors que Rachilde, âgée de 40 ans, fait et défait la carrière des hommes de lettres parisiens,La Jongleusefascine et horrifie ses premiers lecteurs. Si la romancière se défend d'être féministe, elle offre pourtant une réflexion d'une incroyable modernité sur le plaisir féminin, à travers le spectacle d'un rêve érotique halluciné.